Prendre soin de sa santé mentale : et si on commençait par s’écouter ?

1er octobre 2026

Chaque année, les Semaines d’Information sur la Santé Mentale (SISM) viennent nous rappeler une réalité essentielle. Une cause qui me touche particulièrement et qui fait directement écho à ma pratique d’art-thérapeute et à mon engagement de secouriste en santé mentale.

Pourtant, le mot « santé mentale » fait parfois peur. On l’associe encore trop souvent à la maladie, à la crise ou aux moments où tout bascule. Mais la santé mentale, c’est exactement comme la santé physique : un équilibre précieux du quotidien, qui s’entretient avec de la douceur, de la prévention et de l’écoute de soi.

Main qui tient un pinceau

Quelques chiffres pour changer de regard

En France, la santé mentale nous concerne toutes et tous, de près ou de loin :

  • 1 Français sur 5 est touché par un trouble psychique au cours de sa vie (anxiété sévère, dépression, burn-out…).
  • Les troubles anxieux et les épisodes dépressifs constituent aujourd’hui la première cause d’arrêt maladie et d’invalidité.
  • Pourtant, plus de 60 % des personnes concernées n’osent pas en parler ou demander de l’aide par peur du jugement.

Prendre soin de son équilibre mental n’est donc pas une coquetterie : c’est une priorité de santé publique et individuelle.

Ne pas attendre la saturation pour faire une pause

Au cabinet d’Orival, je rencontre souvent des personnes épuisées par la charge mentale ou l’hypersensibilité. Beaucoup m’expriment cette même sensation : avoir tiré sur la corde jusqu’au bout, avoir ignoré les signaux d’alarme du corps : le sommeil perturbé, la perte de patience, la sensation de noyade sous les obligations.

Pourquoi attendons-nous si souvent d’être au bord du surmenage pour nous accorder le droit de ralentir ?

Prendre soin de sa santé mentale, ce n’est pas forcément tout révolutionner. C’est réapprendre à s’accorder de petites soupapes de décompression au quotidien, avant que le vase ne déborde.

Quand le geste créatif apaise le système nerveux : ce que dit la science

Quand le mental tourne en boucle ou que les mots ne suffisent plus à exprimer ce qui pèse, le corps et le geste créatif prennent le relais. Et ce n’est pas qu’une impression intuitive : c’est scientifiquement prouvé.

Une étude référence menée par l’Université Drexel (Philadelphie) et appuyée par un rapport de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a démontré que 45 minutes de pratique artistique suffisent à faire baisser significativement le taux de cortisol, l’hormone principale du stress, chez 75 % des participants.

Et le plus beau dans tout ça ? Pas besoin de savoir dessiner ni d’avoir le moindre talent artistique. La baisse du stress est identique, que l’on soit un artiste expérimenté ou un débutant complet. Le cerveau réagit dès lors qu’on entre dans un geste spontané, sans recherche de résultat ni jugement.

Déposer les émotions pour retrouver du souffle

En laissant glisser des pinceaux, en déchirant des papiers pour un collage ou en se laissant porter par une vibration sonore, on offre un temps de répit direct à notre système nerveux. On dépose sur la feuille ce qui n’a pas pu être dit ou formulé avec des mots.

L’art-thérapie ne cherche pas à faire du « beau » : elle cherche à faire du bien.

Zenko
Cours d'art-thérapie et utilisation de technique artistique comme l'aquarelle.

3 micro-rituels faciles à tester chez soi

Si vous sentez la pression monter, voici trois petits exercices simples pour faire baisser la tension :

  • Le gribouillage de décharge : Prenez une feuille et un crayon. Fermez les yeux quelques secondes, puis laissez votre main tracer des lignes rapides, appuyées ou répétitives pendant 2 minutes pour libérer le trop-plein.
  • La couleur de l’humeur : Choisissez une couleur (aquarelle, feutre, pastel) qui résonne avec votre état intérieur du moment, et remplissez simplement une forme sur la page, sans réfléchir.
  • L’ancrage sonore : Mettez un morceau de musique douce ou le son d’un instrument apaisant, fermez les yeux et portez toute votre attention sur les vibrations et votre respiration pendant 5 minutes.

N’oubliez pas : prendre du temps pour soi n’est ni un luxe, ni un acte égoïste. C’est le tout premier geste de santé.

Vos questions fréquentes

1. Faut-il avoir du matériel professionnel pour pratiquer chez soi ?

Pas du tout. Un simple stylo, une feuille de papier ou des feutres suffisent amplement. C’est le processus et le geste qui libèrent, pas la qualité du matériel.

Si vous ressentez le besoin de débrancher votre mental, d’apprivoiser vos émotions ou de retrouver un espace à vous sans pression ni jugement, la démarche vous sera bénéfique.

Absolument pas. L’art-thérapie ne vise aucune réalisation esthétique ni performance artistique. Le processus créatif et l’expression de ce que vous ressentez comptent bien plus que le résultat visuel. Aucun talent ou apprentissage préalable n’est nécessaire.

L’art-thérapie s’adresse à toute personne traversant une période de stress, d’épuisement, de transition de vie ou de surcharge émotionnelle. Lors de la première séance au cabinet d’Orival, nous prenons le temps d’échanger sur vos besoins et vos attentes avant d’expérimenter une première proposition créative très douce.

L’art-thérapie est une approche complémentaire axée sur le bien-être, le soutien émotionnel et le lâcher-prise. Elle ne remplace pas un traitement ni un suivi médical ou psychiatrique, mais vient enrichir votre parcours de soin en vous offrant un espace d’expression d’un autre type.

Et si vous vous accordiez cet espace de respiration ?

Vous ressentez le besoin de déposer la fatigue mentale, d’apaiser un trop-plein ou simplement de réapprendre à vous écouter par le geste créatif ?

Il n’y a aucun prérequis artistique pour franchir la porte : l’art-thérapie ne cherche pas à faire du « beau », mais à faire du bien.

Je vous accueille au cabinet d’Orival pour un accompagnement individuel doux, bienveillant et sur-mesure.