24 août 2026
Vous connaissez cette sensation ? Ce moment où, avant même d’avoir posé le pied par terre le matin, vous sentez déjà que la journée va être « trop » ?
La rentrée approche, et avec elle, son tourbillon habituel. En tant que femme hypersensible, mon monde intérieur capte tout, tout de suite, et avec une intensité folle. Si j’ajoute à ça les besoins spécifiques et l’accompagnement de ma fille neuroatypique, la charge mentale ne se contente pas de peser dans un coin de ma tête : elle devient physique. Une tension dans les épaules, une respiration qui se bloque, cette sensation inconfortable d’être complètement submergée.
Hier encore, pendant mon running, j’ai appliqué un conseil qu’on me répète souvent et que j’ai du mal à intégrer : pour franchir un cap (comme ce tout premier 10 km que j’ai réussi à boucler !), il faut savoir ralentir son allure. Cesser de forcer le rythme pour donner au cœur et aux muscles le temps d’assimiler l’effort.
Dans notre quotidien créatif ou personnel, c’est exactement la même chose. Je me souviens d’une journée où ma liste de choses à faire s’allongeait et mon esprit refusait catégoriquement de coopérer. Mon premier réflexe aurait été de pousser plus fort, de me faire violence pour « tenir le rythme ». Mais j’ai préféré lever le pied.
Ce jour-là, plutôt que de m’épuiser, je suis allée vers mon espace de création. Sans aucune intention artistique, sans chercher à faire du « beau », sans même préparer une jolie page d’art-journal. J’avais juste le besoin viscéral de déposer ce bruit.
J’ai attrapé une feuille volante et le premier crayon que me tombait sous la main. Pendant 5 minutes, je n’ai rien contrôlé. J’ai laissé ma main appuyer fort, tracer des boucles, rayer, superposer des couleurs sans chercher la moindre logique. Un geste brut, répétitif, instinctif. C’est ce que j’aime dans l’art intuitif : il n’attend rien de nous. Il offre simplement un espace où le mental n’a plus besoin de juger ni de rentabiliser quoi que ce soit.
Au bout de quelques minutes, j’ai senti mes épaules redescendre d’un cran. Ma respiration a repris de l’amplitude. Le chantier de la rentrée n’avait pas disparu par magie, mais la pression accumulée s’était évacuée par le geste.
Que ce soit en enfilant des baskets pour une foulée toute douce ou en laissant glisser un crayon sur un bout de papier, ralentir n’est jamais une perte de temps. C’est la seule façon d’aller plus loin sans s’éteindre en chemin.
Et vous ? Comment votre mental vit-il ce tourbillon de la rentrée ? Quel est votre petit moyen pour alléger l’allure quand tout s’accélère ?
Absolument pas ! L’art-thérapie et la création sans enjeu ne cherchent pas à faire du « beau ». Il s’agit simplement de laisser sortir des émotions, des couleurs et des gestes. Un gribouillage ou un collage de papiers déchirés a autant de valeur qu’un grand tableau.
Quelques minutes suffisent ! Même 5 à 10 minutes d’expression brute permettent au système nerveux de faire une pause, de faire descendre le rythme cardiaque et de relâcher la pression mentale.
Utilisez ce que vous avez sous la main : un simple stylo bille, un crayon à papier, une feuille de bloc-notes ou même un vieux magazine à déchirer. Le pouvoir du lâcher-prise réside dans le geste, pas dans le matériel.
Si vous ressentez le besoin de déposer la pression, de libérer vos émotions et de retrouver de la clarté, je vous accueille au cabinet pour une séance d’art-thérapie et de relaxation sonore sur mesure.
Nous utilisons des cookies pour améliorer votre expérience. Consentir à ces technologies nous permet de traiter des données comme le comportement de navigation. Ne pas consentir peut affecter certaines fonctionnalités.