L’éloge de l’ennui : comment le vide donne naissance à la créativité

04 juillet 2026

Avez-vous remarqué à quel point nous avons banni le vide de nos vies ? Au moindre temps mort — dans une file d’attente, au feu rouge, ou dès que nos enfants s’asseyent sur le canapé —, le réflexe est immédiat : on dégaine un écran pour combler le silence. Pourtant, en faisant cela, nous coupons court à la plus puissante des facultés humaines : l’imaginaire. Et si, pour créer, se reconstruire ou grandir, il fallait d’abord accepter de ne rien faire ?

L'histoire d'un après-midi de vide (et d'un vieux disque vinyle)

Il y a quelque jours, je discutais avec ma chère Emily Hawkes de la source de la créativité. Je lui racontais une anecdote qui a changé le destin de ma fille, aujourd’hui artiste peintre et vivant pleinement de son art.
 
Tout a commencé un après-midi de vacances scolaires, alors qu’elle était au lycée. Elle passait la journée chez la grand-mère d’une copine. Les heures s’étiraient, les filles tournaient en rond. Le fameux : « Je sais pas quoi faire, je m’ennuie… » a fini par tomber. Au lieu de leur donner une tablette, la grand-mère a eu cette intuition géniale : elle est allée chercher une pile de vieux disques vinyles dont elle voulait se séparer, a sorti quelques tubes de peinture, et a tout posé sur la table en disant : « Tenez, faites ce que vous voulez. »
 
Privées de stimulations extérieures, les filles ont commencé à peindre sur le plastique noir. Quelques jours plus tard, une amie de passage a vu le disque peint par ma fille et a eu un coup de cœur : « C’est magnifique, tu le vends combien ? » Ce fut sa toute première vente. L’étincelle de sa vocation est née ce jour-là, dans le creux d’un après-midi où il n’y avait à priori rien à faire.

Pourquoi notre cerveau a besoin de s'ennuyer pour créer

Quand on remplit chaque seconde de notre temps par des stimuli (notifications, vidéos, musiques de fond « zen »), notre cerveau est en mode saturation. Il consomme de l’information, mais il ne produit rien.
 
C’est précisément lorsque l’esprit n’est plus occupé par une tâche précise qu’il passe en mode « réseau par défaut ». Les pensées divaguent, les souvenirs s’associent de manière inattendue, et les solutions à nos problèmes apparaissent enfin. L’ennui n’est pas le vide, c’est l’espace nécessaire pour que l’imaginaire s’active. C’est le terreau fertile de la créativité. Sans ennui, pas d’invention.

Enfant hypersensible, burn-out : l'urgence de réapprendre le "rien"

Ce besoin de vide est encore plus vital dans deux situations que je rencontre chaque jour à mon cabinet près de Rouen :
 
  • Pour les personnes en burn-out ou épuisement : Votre mental a surchauffé. Vouloir « faire » à tout prix, même des activités de loisirs, continue d’alimenter la machine. Réapprendre à s’ennuyer — ou plutôt, à contempler, à écouter le silence ou les vibrations de la relaxation sonore — est le premier pas vers la guérison.
  • Pour les enfants hypersensibles ou neuroatypiques : Leurs capteurs sensoriels tournent déjà à plein régime. Les surcharger d’activités ou d’écrans les épuise. Les laisser s’ennuyer, c’est leur offrir une pause nerveuse indispensable pour qu’ils puissent ensuite libérer leur trop-plein d’émotions à travers la matière artistique, à leur rythme.
Au cabinet, que ce soit à travers mes journées immersives ou mes parcours individuels, je ne donne jamais de recette toute faite. On commence souvent par faire de la place, par écouter le silence et les sons, pour laisser vos propres ressources remonter à la surface.

FAQ : Vos questions sur l'ennui, la créativité et l'art-thérapie

1. Comment faire face à un enfant qui dit « je m'ennuie » sans céder aux écrans ?

Accueillez son ennui comme un cadeau. Ne cherchez pas à planifier une activité parfaite à sa place. Proposez-lui simplement des matières brutes et laissez-le faire : de vieux papiers pour faire du collage, des cartons, de la peinture, ou des éléments naturels ramassés dans le jardin. C’est en traversant les 10 premières minutes d’agacement de l’ennui qu’il va activer ses propres ressources et inventer son propre jeu.

Oui, c’est très fréquent, surtout en cas de surmenage. Notre société valorise l’action permanente ; s’arrêter donne parfois l’impression de perdre son temps ou fait remonter des émotions inconfortables. C’est là que l’art-thérapie et la relaxation sonore sont précieuses. Elles servent de transition : on utilise le son ou la peinture non pas comme une contrainte, mais comme une passerelle douce pour calmer le mental et apprivoiser le silence en toute sécurité.

Absolument pas. L’histoire de ma fille montre que la créativité surgit de nulle part avec ce qu’on a sous la main. Au cabinet, nous n’avons aucun objectif de résultat ni de « beau ». Que nous soyons en séance individuelle pour un parcours (Renaissance, Passage, Éclat d’enfance) ou lors d’une journée immersive collective, la matière artistique est juste un outil pour déposer ce qui vous encombre et libérer votre imaginaire.

Je vous accompagne au sein de mon cabinet à Orival (76), tout près de Rouen et d’Elbeuf. C’est dans ce cocon entouré par la nature et la forêt que je propose mes séances de relaxation sonore pure, mes parcours thérapeutiques individuels.

En revanche, mes journées immersives se déroulent dans des spots uniques et inspirants adaptés à chaque thématique, en salle ou en pleine nature ou forêt, au cœur de la Normandie. Les lieux exacts vous sont communiqués dès votre inscription.

Envie de retrouver votre élan intérieur et de libérer votre espace créatif ?

Le surmenage et le bruit permanent vous coupent de vos ressources ? Que ce soit pour vous accorder une bulle de reconstruction après un épuisement ou pour offrir à votre enfant un espace pour apprivoiser ses émotions, je vous accueille à bras ouverts à Orival.
Prenez le temps d’explorer mes parcours et mes journées immersives pour la rentrée.